Sonia Mesplomb a construit une longue carrière au sein d’Auriège. Aujourd’hui responsable régionale, elle partage une vision gagnant-gagnant du management pour se réconcilier avec le travail d’équipe.
Toute une série de définitions existent pour le terme « manager » : leader, chef, responsable, encadrant, chef d’orchestre… Pour cet article, j’ai choisi le mot « manager », en considérant qu’il représente un équilibre entre toutes ces notions.
Quelles ont été mes étapes pour devenir manager ?
L’alchimie entre réussites et échecs m’a convaincue que nous ne naissons pas manager, mais que nous pouvons le devenir.
Mon apprentissage a été — et reste — influencé par plusieurs facteurs :
Des formateurs inspirants
Se former est indispensable. Ma première formation en management a été une révélation et m’a permis de comprendre que devenir manager était accessible.
Je pense notamment à Corinne Franquet, formatrice inspirante, qui m’a aidée à révéler les compétences cachées de mon équipe. Son approche m’a profondément influencée dans ma manière d’animer mes réunions.
Des lectures
Les ouvrages de développement personnel m’ont permis d’identifier des axes d’amélioration, des méthodes et des outils. Mais lire ne suffit pas : il faut s’approprier ces enseignements et parfois se faire accompagner pour les mettre en pratique.
Deux lignes de conduite essentielles :
1. La diversité d’une équipe est une richesse. Le rôle du manager est de favoriser les échanges : « je t’apprends – tu m’apprends », « je partage – tu partages ».
2. Un cadre clair est indispensable. Le manager doit veiller au respect des règles de vie. Si l’équilibre du groupe est menacé, certaines décisions doivent être prises : ne pas craindre de se séparer d’un élément négatif.
Mon équipe
Au début, je souhaitais que mes conseillères me ressemblent. Aujourd’hui, je cherche au contraire à découvrir ce que chacune apporte de nouveau à l’équipe.
Observer, écouter, questionner, déléguer, faire confiance : mon équipe m’enrichit en permanence.
« Les former me forme » : nous progressons ensemble.
La remise en question
La remise en question est essentielle. Un regard extérieur est souvent nécessaire pour progresser, même si cela peut être difficile à entendre.
Les entretiens individuels sont également précieux. Ils permettent d’adapter l’accompagnement à chaque personne, de clarifier les attentes et de construire un plan d’action personnalisé.
Ma vision du management gagnant-gagnant
Un des fondamentaux de mon management est de détecter et valoriser les compétences de chacune. Nous avons toutes des ressources parfois insoupçonnées.
Je m’appuie sur ces compétences pour faire progresser l’ensemble de l’équipe : chacune aide l’autre à avancer. La réussite individuelle nourrit la réussite collective.
Les outils de suivi (tableaux, chiffres…) sont utiles pour ajuster le pilotage, mais ils ne remplacent pas le management humain.
Rien n’est imposé : tout est proposé, discuté. Je concentre mon énergie sur la construction.
La reconnaissance est un levier puissant de motivation. Savoir féliciter, remercier et valoriser est indispensable, surtout dans un modèle où les revenus sont directement liés à l’engagement.
Manager dans la vente directe
Manager en vente directe, c’est souvent avoir créé sa propre équipe. Cela implique des choix et des exigences dès le recrutement.
Je pense toujours aux futurs relais de l’équipe. La transmission est essentielle : déléguer permet de faire émerger de nouveaux leaders.
« Le savoir disparaît avec celui qui a négligé de le transmettre »
Romain Guilleaumes
Ma plus grande fierté
Aujourd’hui, notre équipe compte 22 femmes, aux profils très différents, et toutes ont trouvé leur place. Beaucoup me disent s’être réconciliées avec le travail en équipe.
Chacune poursuit ses propres objectifs, mais leur réussite contribue à celle du groupe.
Les voir évoluer, s’épanouir et parfois transformer leur parcours professionnel est ma plus grande satisfaction.
